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Légende d'un breuvage millénaireChen_Nung

Selon la légende chinoise, l’empereur Chen-Nung, connu
sous le nom de «Divin Moissonneur», très strict sur le point de l’hygiène, ne buvait que de l’eau bouillie. Un jour de l’an 2737 avant J.C., l’empereur s’était assis pour prendre repos
à l’ombre d’un théier sauvage que le vent caressait; quelques feuilles s’égarèrent dans la tasse impériale. Il la but et il se sentit envahir par un bien-être indicible. Le thé venait de naître.

La route du thé

Au quatrième siècle de notre ère, le thé était en Chine une boisson populaire, et huitième siècle, devint boisson royale. La noblesse l’adopta comme l’une des distractions élégantes du moment; le poète Lu Yu, à la grande époque de la Dynastie Tang, a écrit le premier livre sur le thé: «Ch’a King» ou «Code du thé».

HokusaiAu Japon, c’est surtout à partir du neuvième siècle que le thé fut introduit, par un moine bouddhiste, Saicho. Pour les Japonais, le thé
est plus qu’une boisson. La cérémonie du thé ayant pour but d’amener l’esprit à trouver la
paix a fort heureusement franchi les siècles et
les frontières.

 

 

 

 


Le thé gagné, par la route des caravanes, tout le pays mongol, l’Iran, le monde musulman et la Russie avant que l’Europe apprît à le connaître. Ce n’est guère qu’en 1610 que le thé marqua le début d’une expansion remarquable dans tout le monde occidental. La Compagnie des Indes Orientales, engageant des relations régulières avec l’Extrême-Orient, introduisit le thé en Hollande en 1610, en France en 1636, puis en Angleterre en 1650.
En France, le thé acquit très vite un degré de popularité très élevé. Déjà le chancelier Séguier, Racine, Madame de Genlis, ainsi que le cardinal Mazarin étaient de fidèles adeptes du thé. D’après les lettres de Madame de Sévigné, l’habitude d’ajouter du lait au thé vint de France, où la marquise de la Sablière inaugura cette mode répandue dans le monde.
Au dix-huitième siècle, le thé devint en Angleterre boisson nationale. Ce serait la reine Victoria qui aurait introduit l’usage de boire le thé à cinq heures.
Le thé se mêle aussi à l’histoire par la fameuse «Boston Tea Party», le 16 décembre 1773, qui fut le premier acte de la guerre d’indépendance des Etats-Unis.
Au début du dix-neuvième siècle, la Chine était encore pratiquement le seul pays fournisseur de thé au monde. Plantation_Darjeeling

Ce n’est qu’en 1834 que la culture du thé fut introduite en Inde par la Compagnie anglaise des Indes Orientales, dans la région d’ASSAM, située au nord-est du pays, et plus tard à Ceylan, en 1857, puis d’autres pays en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. La concurrence entre les armateurs pour le transport rapide du thé entraîna de véritables courses de vitesse sur les routes maritimes de l’Extrême-Orient. Ainsi naquirent les fameuses courses de «Tea-Clippers» ou «China Clippers».

Au vingtième siècle, le thé devint la boisson la plus consommée au monde: au moins 700 milliards de tasses par an. L’histoire du thé fut toujours étroitement liée à celle du monde, sa diffusion ayant eu pour conséquence de rapprocher des peuples aux philosophies et religions très diverses.

 

 

 


La culture du théierCamellia_Sinensis

Le théier, Thea Sinensis (théier chinois en latin), originaire de l’Asie, est du genre Camellia
de la famille des Théacées, Camellia Sinenis. En son état sauvage, le théier revêt la forme
d’un arbre qui, grâce à des tailles constantes pour faciliter la cueillette, se transforme en
un arbrisseau muni de jeunes bourgeons pointus. Ce sont les jeunes bourgeons qui produiront
le thé. Le théier, dont l’aire d’extension est assez large, puisqu’elle est comprise entre 42° de latitude Nord et 31° de latitude Sud, se plaît dans les régions au climat chaud et humide, avec une bonne alternance de soleil et de pluies régulières. La culture du théier se pratique en plaine ou jusqu’à 3000 m d’altitude. Les sols les plus producteurs sont meubles, riches en humus ou volcaniques.

Les grands pays producteurs

Camellia Sinensis

Le principal pays producteur est la Chine, suivie de l’Inde, le Sri Lanka, Le Kenya et la Turquie, représentant plus de 75% de la production mondiale.

LA CHINE
Pays de grande tradition de thé et, historiquement, le plus ancien producteur et exportateur. Les principales régions de production sont dans le sud : le Yunnan, Anhui, Fujian (grande région productrice de multiples thés verts, de wulongs, de thés au jasmin et du fameux Souchong, qui, une fois fumé au bois d’épicéas, devientCarte_the le LAPSANG SOUCHONG fumé), le Zhejiang (région productrice essentiellement de thés verts, Guangxi (on y trouve surtout le thé noir utilisé pour la fabrication des thés parfumés), le Hunan, Sichuan et Hubei (régions connues plus particulièrement pour la confection des briques de thé, ainsi que pour le célèbre thé jaune YIN ZHEN), Guandong (région productrice de OOLONGS et de quelques thés de Chine aromatisés.

L’INDE
Les premiers jardins datent du début du XIXe siècle. Très rapidement l’Inde est devenue le premier producteur mondial. On dénombre trois principales régions productrice : ASSAM: Région de plaines situées au nord-est de l’Inde, les thés offrent une liqueur forte, riche vivifiante, pleine de flaveurs. DARJEELING : Région située au nord-est de l’Inde, sur les flancs de l’Himalaya, elle offre des thés aux bouquets exquis. NILGIRI : Région située sur les montagnes du sud du pays, dont les thés offrent une flaveur délicate. D’autres régions telles que le Cachar, l’Orissa, le Kangra, le Dooars, le Terai, l’Arunachal Pradesh… produisent également du thé.


Plantation_Sri_Lanka
L’ILE DE CEYLAN «SRI LANKA»
Le développement de la culture du thé date de 1825, avec quatre districts principaux: Dimbula, Nuwara Eliya, Uva et Kandy.

LE KENYA
Avec son sol particulièrement riche, le Kenya a entrepris la culture du thé en 1925, bénéficiant de l’influence anglaise, sa progression spectaculaire en quantité et en qualité en fait un important exportateur mondial. KERICHO et LIMURU sont les districts principaux, où les récoltes sont essentiellement axées sur des thés noirs à feuille brisée.

Plantation de thé au Sri Lanka

 

LA CORÉE ET LE JAPON
Pays de grandes traditions du thé et de céramiques pour le thé, d’où les fameuses cérémonies du thé.
L’INDONÉSIE (Java et Sumatra) Culture_the
L’ILE DE FORMOSE (TAIWAN), fameuse pour ses Oolongs très variés
L’AFRIQUE, avec le Burundi, le Cameroun, le Mozambique, le Malawi, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie.
L’AMÉRIQUE DU SUD
Avec l’Argentine, le Brésil, le Pérou
L’OCÉANIE, avec l’Australie et la Papouasie


La cueillette

La cueillette s’effectue le plus souvent par des femmes à la main et plusieurs fois par an, le temps que le théier se renouvelle (flush). Les feuilles les plus jeunes sont vert clair. Ce sont les plus riches en substance et celles qui fournissent la boisson la plus goûteuse et la plus raffinée. A l’extrémité des branches se trouve un bourgeon recouvert d’un duvet blanchâtre, le PEKOE (du chinois PAK-HO). Ce bourgeons est particulièrement recherché. Plus on redescend sur la branche, plus les feuilles sont larges et moins la boisson sera savoureuse. La cueillette impériale consiste à ne cueillir que le bourgeon terminal, ainsi que la feuille la plus proche, la cueillette fine le Pekoe et les deux feuilles qui lui sont le plus proche, et la cueillette classique le bourgeon terminal arrivé à maturité et les trois ou quatre feuilles qui lui sont le plus proche.

La manufacture du thé

Les différentes sortes de thés sont obtenues en traitant différemment les feuilles récoltées. Les thés sont classés selon qu’il
s’agit de feuilles entières (Leaf), les feuilles brisées (Broken), les feuilles broyées (Fannings ou Dust).
Les thés noirs:theier
On distingue les grades suivants:
FOP: Flowery Orange Pekoe
GFOP: Golden Flowery Orange Pekoe (avec plus de feuilles dorées)
TGFOP: Tippy Golden Flowery Orange Pekoe, dont toutes les feuilles sont dorées.
OP: Orange Pekoe: feuilles matures et noires
SOUCHONG: Grandes feuilles roulées dans le sens de la longueur
FP: Flowery Pekoe, avec des feuilles entières et le bourgeon terminal.
P: Pekoe, grade obtenu avec des feuilles «matures».
Les thés verts:
Si le thé noir est fermenté, le thé vert, lui ne l’est pas. Les thés semi-fermentés, appelés aussi Oolong ou Wulong, ou thé Bleu-Vert, ces thés subissent une préparation orthodoxe avec
une fermentation allant de 15% à 60% selon les thés.
Les thés jaunes theier
Les feuilles bénéficient d’un traitement «d’étouffée» ou d’entassement qui va favoriser une courte fermentation, cette étape simple donne aux feuilles cet aspect argenté aux reflets parfois dorés et ce goût unique et incomparable.
Les thés blancs
Le thé subit deux opérations; flétrissage et séchage immédiat, ces deux opérations se faisant la plupart du temps en plein air.
Les thé parfumés
Les thés parfumés représentent plus du tiers de la consommation mondiale ; leur origine est chinoise, avec les thés aux fleurs (jasmin, rose, chrysanthèmes). En Europe, l’idée a été prolongée avec les thés aux fruits, au premier rang desquels le fameux Earl Grey
(thé noir à l’huile essentielle de Bergamote).

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